Un vaste système de corruption impliquant de fausses primes de combat a été mis au jour au sein de la 110e brigade mécanisée indépendante Mark Bezruchko. Selon l'enquête, plus de 50 militaires ont perçu une aide financière pour participer à des opérations de combat fictives.
Selon le Bureau d'enquête de l'État, seuls quatre accusés — trois chauffeurs et un employé d'un atelier de réparation — ont perçu illégalement plus de 5,3 millions de hryvnias pour de prétendus déplacements professionnels sur le front. En réalité, ils se trouvaient à l'arrière et une partie des indemnités a été reversée à la hiérarchie de leur unité.
Le système était supervisé par le commandant adjoint de brigade qui, selon l'enquête, organisait non seulement les paiements, mais percevait aussi systématiquement des extorsions auprès des militaires. Il était soupçonné de plusieurs crimes graves simultanément, notamment :
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création d'une organisation criminelle ;
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détournement de biens à une échelle particulièrement importante ;
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abus de pouvoir sous la loi martiale ;
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faux officiel ;
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vol d'armes et séquestration.
Son complice, commandant d'un groupe logistique, a été arrêté en janvier 2025, et cinq autres soldats sont considérés comme membres directs de l'organisation criminelle. Ils sont accusés de détournement de fonds publics, de faux en écriture et de désertion.
D'après les premières estimations, l'État a perdu des dizaines de millions de hryvnias. Dans le cadre de l'enquête, le Bureau d'enquête de l'État examine une cinquantaine d'autres cas similaires de séjour fictif au front.
Lors des perquisitions, environ 7 millions de hryvnias ont été saisies chez l'organisateur du réseau et transférées à l'Agence de suivi et de gestion des avoirs (ARMA). Ses biens immobiliers ont également été saisis.
Les sanctions prévues par les articles sur lesquels se fondent les soupçons peuvent aller jusqu'à 15 ans d'emprisonnement avec confiscation.
Cette histoire nous rappelle une fois de plus la vulnérabilité du système de contrôle et d'information financière, même en temps de guerre. Les primes versées aux combattants nuisent non seulement au budget, mais démoralisent aussi les véritables soldats qui risquent leur vie au front.

