L'Ukraine connaîtra une nette dégradation de la qualité de l'air dans les prochains jours. Le service météorologique Ventusky annonce qu'un nuage de poussière recouvrira le pays le 13 février, ce qui augmentera considérablement les niveaux de pollution dans de nombreuses régions, notamment dans l'ouest et le centre.
Risques pour la santé
Le nuage de poussière qui va se répandre sur le pays va faire grimper la pollution à des niveaux critiques. Jytomyr sera l'une des régions les plus touchées, avec un indice de pollution atteignant 317 unités, soit un niveau « très nocif » pour la santé. La région de Kyiv ne sera pas en reste : l'indice de pollution y atteindra 83 unités, ce qui la classe déjà dans la catégorie « nocive ».
Dans la région de Kharkiv, et plus particulièrement dans la ville de Lozova, le niveau de pollution atteindra 91 unités, ce qui est également dangereux pour la santé.
Le principal facteur contribuant à la pollution est la poussière fine PM2.5. Ces particules, qui sont principalement contenues dans le nuage pollué, peuvent facilement pénétrer dans les poumons, constituant une menace pour la santé, en particulier pour les personnes atteintes de maladies pulmonaires chroniques telles que l'asthme.
L'indice de qualité de l'air (IAQ) est calculé à l'aide de la formule NowCast, qui estime la concentration de particules dangereuses dans l'air.
Dans les zones où la pollution atmosphérique est importante, il est conseillé de limiter au maximum le temps passé à l'extérieur. Pour réduire les risques, le port d'un masque ou d'un respirateur peut être recommandé. Les personnes souffrant de maladies pulmonaires chroniques, les enfants et les personnes âgées doivent être particulièrement vigilants.
Ce cas de pollution atmosphérique est un nouveau signal alarmant des problèmes liés au changement climatique. Scientifiques et médecins s'inquiètent de ce que de tels phénomènes anormaux puissent entraîner des problèmes de santé encore plus graves, notamment dans le contexte d'un hiver inhabituel.

