Dans la région de Khmelnytskyi, 1 730 équipements de protection d'une valeur de plus de 14 millions de hryvnias ont été achetés pour une unité du Service national des situations d'urgence d'Ukraine. Or, l'enquête a révélé que ces équipements ne répondent pas aux exigences techniques ni aux normes en vigueur et ne sont donc pas utilisés.
Cette information a été communiquée par le bureau du procureur général.
D'après les forces de l'ordre, il s'agissait d'équipements de protection radiologique, chimique et biologique comprenant des combinaisons spéciales, des gants, des bottes et des valises de rangement. Après livraison, il s'est avéré que ces équipements n'étaient pas conformes aux normes en vigueur et, par conséquent, inutilisables par les secouristes dans le cadre de leurs missions. De ce fait, les équipements achetés sont restés entreposés.
L'enquête laisse entendre que la commission des acquisitions de défense a agi dans le cadre de procédures formelles et pourrait avoir servi de couverture à un système de corruption. Le parquet a transmis les soupçons au chef de l'unité spéciale d'intervention d'urgence et de secours ainsi qu'à son adjoint. Ils sont poursuivis pour abus de pouvoir, conformément à l'article 364, paragraphe 2, du Code pénal ukrainien.
Une requête a déjà été déposée auprès du tribunal afin de destituer les suspects de leurs fonctions et de leur imposer une mesure préventive.
Anton Kovalsky, chef du parquet régional de Khmelnytskyi, a souligné que les kits achetés n'avaient jamais été utilisés et constituaient un achat superflu. Selon lui, il s'agit non seulement d'un gaspillage de fonds publics, mais aussi d'un risque pour la sécurité du personnel lors des interventions d'urgence.
L'enquête se poursuit. Les forces de l'ordre s'emploient à établir les circonstances exactes de l'achat et à vérifier l'implication éventuelle d'autres personnes.

