Le Bureau d'enquête de l'État a perquisitionné le domicile de Dmytro Bilotserkivts, conseiller municipal de Kyiv. Cette perquisition s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur la provenance de 30 millions de dollars en cryptomonnaie.
Les perquisitions ont eu lieu au domicile de Bilotserkivets, où il vit avec sa famille, ainsi qu'au domicile de sa mère. Les agents du SBI portaient des masques, ce qui a été critiqué par le parti UDAR, dont Bilotserkivets est le coprésident du groupe parlementaire au conseil municipal de Kyiv.
Le parti a déclaré que le gouvernement central exerce une pression systématique sur les forces d'opposition. Il évoque notamment la destitution illégale de responsables locaux, l'ingérence des administrations militaires dans le fonctionnement des organes de gouvernement local et le recours aux forces de l'ordre à des fins de persécution politique.
L'UDAR a considéré les actions du Bureau d'enquête de l'État comme une tentative de pression politique et a dénoncé une violation des droits des représentants du gouvernement local, qui, selon le parti, étaient visés en raison de leur position.
Ces perquisitions se sont déroulées dans un contexte de tensions politiques au sein du conseil municipal de Kyiv. La veille, les députés avaient tenté de destituer le secrétaire du conseil, Volodymyr Bondarenko, témoin dans une affaire de corruption foncière. Malgré l'échec du vote, M. Bondarenko a présenté sa démission, qui a été acceptée.
À ce jour, le Bureau d'enquête d'État n'a fait aucun commentaire officiel sur les résultats des perquisitions ni sur les perspectives de la procédure dans cette affaire liée aux actifs numériques. On ignore toujours d'où Bila Tserkivts aurait pu se procurer une telle quantité de cryptomonnaies, mais le simple fait de mener cette enquête témoigne d'une attention accrue portée à la finance numérique par les autorités ukrainiennes.

