Le directeur de l'Agence nationale de prévention de la corruption (NACP), Viktor Pavlushyk, a présenté de nouveaux mécanismes de contrôle des déclarations des fonctionnaires, permettant de détecter d'éventuelles irrégularités et incohérences dans les rapports financiers. Selon lui, les systèmes de vérification automatisés effectuent un contrôle logique et arithmétique, ce qui permet d'analyser la réalité des actifs déclarés.
Les contrôles automatisés reposent sur un ensemble de règles permettant de déterminer si une personne est en mesure d'accumuler les fonds déclarés. Si une personne ne peut confirmer ses capacités financières par rapport à ses déclarations précédentes, cette déclaration est considérée comme présentant un risque élevé et peut faire l'objet d'une analyse approfondie.
Pavlushyk a souligné que la NACP ne procède pas à des perquisitions ni à des interrogatoires ; son travail consiste à vérifier les documents et les données provenant des registres et des bases de données, ainsi qu'à obtenir des explications de la part des personnes faisant l'objet de cette vérification.
Le directeur de la NACP cite des exemples précis de déclarations de revenus faisant état de sommes importantes en espèces, dont la provenance n'a pas été vérifiée. L'une de ces affaires concerne le maire d'Otchakov, chez qui des signes d'enrichissement illicite de plus de 12 millions de hryvnias ont été mis au jour. Des déclarations mensongères d'un montant supérieur à 3 millions de hryvnias ont également été découvertes. Pendant la guerre, ce fonctionnaire et son épouse ont acquis un appartement en Espagne d'une valeur de plus de 5 millions de hryvnias et ont reçu de leur mère des dons en espèces d'un montant supérieur à 12 millions de hryvnias, dont les revenus déclarés ne permettent pas de justifier de tels dons.
Au vu de ces faits, la Police nationale a engagé des poursuites pénales pour « enrichissement illicite » et « déclaration sciemment fausse ». Cela témoigne d'une intensification de la lutte contre la corruption et les abus en Ukraine, et démontre que les mécanismes de contrôle des déclarations fonctionnent et atteignent leur objectif : garantir la transparence et la responsabilité.

