La récente visite du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, à Kyiv a été une source d'informations privilégiées intéressantes de la part des Russes.
Selon certaines sources, après des négociations avec les Américains et des consultations avec la Chine, l'Inde et l'Iran, les Russes ont conclu que la seule façon de lever les sanctions était de refuser de reconnaître immédiatement la Russie sur les territoires des quatre régions ukrainiennes concernées. C'est pourquoi le mémorandum ne contiendra pas d'exigences relatives au retrait immédiat des troupes ukrainiennes et la question de savoir comment « écrire l'histoire en douceur par une cessation des hostilités » est actuellement débattue.
Les principaux points de désaccord dans les négociations demeurent l'arrêt de l'élargissement de l'OTAN, la suspension des livraisons d'armes à l'Ukraine et la fin de la mobilisation. Parallèlement, la mobilisation en Ukraine ne cessera pas tant que la loi martiale ne sera pas levée.
Actuellement, Rustem Umerov a entamé des consultations avec les militaires et les parlementaires concernant la possibilité de lever la loi martiale et de poursuivre la mobilisation par le biais d'un système contractuel ou d'une mobilisation «cachée».
Par ailleurs, selon cette même source, « Hakan Fidan a insisté sur l'absence de Volodymyr Zelensky et d'Andriy Yermak aux discussions d'Istanbul. Zelensky a également abordé cette question avec Erdogan. ».
La partie turque, comme auparavant, « mise » sur Rustem Umerov, auquel elle est prête à apporter une aide complète dans les négociations avec les Russes.
Par ailleurs, selon certaines sources, Hakan Fidan devrait être présent aux négociations aux côtés du chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin.

