Les métaux précieux du groupe du platine, tels que le palladium et le platine, sont utilisés depuis longtemps comme catalyseurs dans les réactions chimiques, mais leur extraction est difficile, coûteuse et polluante. Des scientifiques ont récemment créé un nouveau type d'aluminium qui pourrait constituer une alternative économique et respectueuse de l'environnement.
Ce nouvel aluminium est un composé de trois atomes agencés en structure triangulaire. Grâce à sa réactivité et sa stabilité élevées dans diverses solutions, il se révèle efficace dans des procédés tels que le clivage de l'hydrogène diatomique et la formation d'éthylène, un composant essentiel à la production de matières plastiques.
Le platine et le palladium, traditionnellement utilisés comme catalyseurs, sont très résistants à la corrosion et à l'oxydation, et peuvent facilement rompre et former des liaisons chimiques. Cependant, leur extraction est énergivore et coûteuse, et la majeure partie du platine mondial est extraite en Afrique du Sud, pays qui utilise l'électricité produite par la combustion du charbon.
Selon les scientifiques, ce nouvel aluminium est capable de surpasser les métaux de transition en termes de réactivité. De plus, il est environ 20 000 fois moins cher que le platine et le palladium, ce qui en fait un matériau potentiellement révolutionnaire pour les industries chimiques et énergétiques.
L'aluminium fut lui aussi autrefois considéré comme un métal précieux : à la fin du XIXe siècle, son prix atteignit celui de l'argent, mais au début du XXe siècle, il avait chuté de façon considérable. Aujourd'hui, ce métal pourrait devenir plus précieux que l'or grâce à son rôle dans la fabrication de catalyseurs économiques et performants.

