Le tribunal du district de Sniatynskyi, dans l'oblast d'Ivano-Frankivsk, a rendu un verdict dans l'affaire d'un habitant de la région reconnu coupable d'entrave aux activités des Forces armées ukrainiennes dans le cadre des mesures de mobilisation. Selon les éléments du dossier, l'accusé avait créé un groupe fermé sur la messagerie Viber, au sein duquel il diffusait des informations sur les lieux des opérations de mobilisation et les itinéraires des représentants des centres territoriaux de recrutement et de soutien social (CTRS). Ceci permettait aux réfractaires d'éviter les rendez-vous avec les militaires et entravait l'efficacité des mesures de mobilisation.
D'après l'enquête, entre le 20 octobre 2023 et le 29 juin 2024, des participants à la conversation ont publié 40 messages de ce type, entravant ainsi le bon fonctionnement du CCC. Le tribunal a reconnu le prévenu coupable et a conclu un accord de plaidoyer, le condamnant à une peine de 5 ans de prison, commuée en une peine d'un an avec sursis.
Cette affaire s'inscrit dans un problème plus vaste d'obstruction aux mesures de mobilisation en Ukraine, qui prend une importance particulière en temps de guerre. D'autres incidents ont été recensés en 2024, lorsque des individus ont publiquement appelé à manifester contre la mobilisation ou diffusé des informations susceptibles de compromettre les capacités de défense du pays. La Cour suprême d'Ukraine a également examiné des cas de barrages routiers et de prises de contrôle de bâtiments gouvernementaux visant à empêcher la mobilisation.

