Dmytro Nazarenko, premier chef adjoint de l'Administration militaire régionale de Kyiv (KOVA) depuis janvier 2018, a démissionné après une longue carrière au service de sept dirigeants différents. Cette annonce a suscité une vive émotion, notamment en raison de nombreuses allégations de corruption et d'irrégularités dans l'attribution des marchés publics.
Nazarenko a commencé sa carrière au poste d'Oleksandr Gorgan et a continué à travailler avec les dirigeants régionaux suivants : Oleksandr Tereshchuk, Mykhailo Bno-Ayrian, Oleksiy Chernyshov, Vasyl Volodin, Oleksandr Pavlyuk et Oleksiy Kuleba. Au cours de ces années, Nazarenko est devenu une figure autour de laquelle de nombreuses questions se sont posées.
Les médias se sont particulièrement intéressés aux liens présumés entre Nazarenko et Andriy Kukovenko, directeur de la SARL « AMK Rem-Bud ». Selon certaines sources, Nazarenko serait le mentor de Kukovenko, et son entreprise remporterait régulièrement des appels d'offres pour la réparation, la construction et l'entretien des routes et des infrastructures. De ce fait, la SARL « AMK Rem-Bud » aurait dépensé plus d'un milliard de hryvnias.
Une autre figure importante est Ruslan Nychyk, directeur du service des autoroutes de la région de Kyiv, qui, selon des journalistes, est un ami commun de Kukovenko et Nazarenko. Ce trio a suscité des soupçons de corruption et de procédures opaques dans la sélection des entreprises.
Dmytro Nazarenko est également soupçonné d'avoir des liens avec la société Nidcom, qui a obtenu d'importants contrats de rénovation d'établissements médicaux dans la région de Kyiv, pour un montant d'environ 250 millions de hryvnias. Ces éléments ont suscité des soupçons de corruption, Nazarenko ayant pu percevoir d'importants pots-de-vin.
Un achat scandaleux survenu au printemps 2023 a particulièrement retenu l'attention : KOVA a dépensé 40 millions de hryvnias pour des acquisitions médicales douteuses, dont un tomographe d'une valeur de 44,5 millions de hryvnias. Selon certaines sources, cet achat aurait été approuvé au plus haut niveau de KOVA, avec la participation de Nazarenko.
Bien que Dmytro Nazarenko ait quitté ses fonctions de premier vice-président de KOVA, ses agissements ont suscité de nombreuses interrogations et suspicions. Il est probable que l'on entende parler à plusieurs reprises de ses tentatives de retour au pouvoir afin de perpétuer les pratiques de corruption qui font désormais partie intégrante de sa réputation.

