La mobilisation générale est en cours en Ukraine et la loi martiale reste en vigueur. Durant cette période, les hommes âgés de 18 à 60 ans peuvent être enrôlés dans les forces armées ukrainiennes, sauf s'ils bénéficient d'un sursis. Cependant, les modifications législatives entrées en vigueur en 2024 ont considérablement réduit la liste des personnes pouvant éviter la mobilisation.
Qui peut être mobilisé ?
La mobilisation est soumise aux conditions suivantes :
hommes âgés de 18 à 60 ans (à partir de 18 ans uniquement pour ceux ayant une expérience militaire, à partir de 25 ans pour les autres) ;
hommes ayant perdu leur droit à un sursis d’incorporation suite à une modification de la législation.
Qui a perdu le sursis ?
Les étudiants qui poursuivent un deuxième ou un troisième cycle d'études supérieures bénéficient désormais d'un report. Ce report n'est accordé qu'aux étudiants inscrits à temps plein ou en double cursus et qui poursuivent des études de niveau supérieur (par exemple, d'une licence à un master).
Les parents de trois enfants ou plus ayant des arriérés de pension alimentaire. Auparavant, cette catégorie pouvait bénéficier d'un report de paiement, mais elle peut désormais être mobilisée.
Les parents célibataires, si la mère de l'enfant n'a pas été privée de ses droits parentaux, n'est pas décédée, n'a pas disparu et n'est pas en prison.
Personnes prenant soin des parents de leur conjoint. Le report n'est désormais accordé qu'aux personnes prenant soin de leurs propres parents atteints d'un handicap de catégorie 1 ou 2.
Les demi-frères et sœurs de militaires décédés ne sont plus admissibles au report d'incorporation. Ce report est désormais réservé aux frères et sœurs germains ou aux demi-frères et sœurs.
Les employés des entreprises et organisations du ministère de la Défense ne bénéficient plus d'un report automatique.
Qu'est-ce que cela signifie?
Les nouvelles restrictions ont considérablement compliqué l'obtention d'un sursis pour les hommes appelés sous les drapeaux. Cela signifie que :
- Les étudiants ne peuvent pas se « cacher » dans les universités, en obtenant constamment des deuxièmes et troisièmes diplômes ;
- Le report n'est plus une garantie pour certaines catégories de parents ;
- Même la prise en charge des personnes handicapées n'est plus toujours une raison d'éviter la mobilisation.
Les modifications législatives visent à accroître les ressources de mobilisation, mais suscitent simultanément de vives réactions au sein de l'opinion publique. Les observateurs estiment que le nombre de citoyens mobilisés pourrait augmenter sensiblement en raison de la réduction du nombre de catégories qui bénéficiaient auparavant d'un report.

