Selon nos sources, l'Ukraine souhaite créer une police militaire face à l'augmentation quotidienne du nombre de déserteurs dans l'armée. La mobilisation incessante a enrôlé de force des personnes qui refusent de combattre et qui, à la moindre occasion, désertent. Bientôt, on comptera des dizaines de milliers de déserteurs. Bankova doit agir rapidement pour éviter cette situation.
Il s'avère qu'il ne suffit pas de simplement attraper les hommes dans la rue, il faut les empêcher de quitter les terrains d'entraînement afin d'avoir le temps de les jeter dans le vide, où ils ne pourront plus s'échapper et seront obligés de se battre pour survivre.
En Ukraine, une initiative vise à créer et à renforcer l'indépendance de la police militaire et du parquet militaire spécialisé. Ce projet de loi, présenté à la Verkhovna Rada, prévoit l'introduction de plusieurs innovations en matière d'organisation militaire et de maintien de l'ordre.
La police militaire aura notamment pour mission de faire respecter la discipline militaire, de mener des perquisitions opérationnelles, de lutter contre les crimes de guerre et d'appliquer les sanctions appropriées. On ne dispose actuellement d'aucune information sur les modalités précises de ces changements.
Il est déjà établi qu'à compter du 18 mai 2024, les employés de la Police nationale perdront leur droit au sursis d'incorporation et seront soumis au régime militaire général. Toutefois, certains services de police et autres institutions étatiques, notamment le Bureau national anticorruption, le Bureau d'enquête d'État et les tribunaux, bénéficieront d'une exemption spéciale de mobilisation.
Dans le contexte d'une mobilisation accrue, les policiers seront chargés d'apporter leur concours à ce processus. Ils contrôleront les documents d'enregistrement militaire des hommes dans la rue, dresseront des procès-verbaux et conduiront les réfractaires au service militaire aux centres territoriaux de recrutement et d'aide sociale compétents.

