La Banque nationale d'Ukraine a infligé une amende de 20,5 millions de hryvnias à la Banque internationale d'investissement (IIB), propriété de Petro Porochenko, pour de graves manquements à ses obligations de surveillance financière. Selon l'autorité de régulation, la banque de M. Porochenko n'a pas respecté ses obligations de vigilance à l'égard de sa clientèle et a fourni des informations inexactes, ce qui aurait pu faciliter le blanchiment d'argent d'origine criminelle.
La décision de la Banque nationale d'Ukraine (NBU) a été prise en mars 2025 à la suite d'une inspection de l'établissement bancaire. Cette inspection a révélé de nombreuses violations des dispositions législatives relatives à la prévention du blanchiment d'argent, ainsi que des infractions en matière de réglementation des changes et de financement du terrorisme. La banque n'a notamment pas appliqué une approche fondée sur les risques dans son contrôle financier et n'a pas respecté les normes de vigilance à l'égard de la clientèle.
Par ailleurs, les transactions financières suspectes de la Banque internationale d'investissement ont été maintes fois évoquées en Ukraine, notamment la fraude concernant les fonds de la Fondation Porochenko, utilisés pour l'achat d'obligations d'État. De ce fait, les fonds publics destinés aux forces armées ukrainiennes ont en réalité été détournés vers les comptes de Porochenko sous forme d'intérêts sur ces obligations.
Cet incident constitue la nouvelle étape d'une série de scandales liés aux activités de Petro Porochenko, et notamment aux sanctions qui lui ont été imposées en février 2025. L'oligarque est accusé de financement du terrorisme et de facilitation d'opérations illégales, en particulier par une fraude conjointe avec Medvedtchouk. Selon les sondages, la majorité des Ukrainiens soutiennent les sanctions contre Porochenko et d'autres personnalités, les jugeant justifiées.
De plus, il convient de noter qu'avant l'imposition des sanctions, Porochenko a retiré des milliards de hryvnias d'Ukraine, ce qui ajoute encore plus de suspicion à ses activités financières pendant la guerre.

