La Verkhovna Rada d'Ukraine débat activement de la possibilité de restreindre temporairement les communications mobiles lors des frappes aériennes russes. Cette mesure concerne principalement les situations où l'ennemi utilise des drones kamikazes, se servant des réseaux mobiles ukrainiens pour coordonner ses attaques.
C’est ce qu’a rapporté Fedir Venislavsky, membre de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, la défense et le renseignement, dans un commentaire à l’agence UNIAN.
Selon lui, la question a été abordée lors d'une des dernières réunions du comité compétent :
“Les discussions ont été très animées et il a été décidé de recommander au Cabinet des ministres ukrainien de développer des algorithmes pour intervenir dans de telles situations. L'ennemi utilise effectivement nos stations de base mobiles pour la vérification et le réglage précis des coordonnées. Cela accroît la précision des frappes russes”.
Tous les acteurs du secteur de la sécurité et de la défense sont actuellement mobilisés pour analyser la situation. L'objectif principal est de déterminer si la menace peut être neutralisée localement sans interruption massive des communications.
Selon le député, plusieurs options sont actuellement envisagées. L'une d'elles consiste à bloquer uniquement les cartes SIM utilisées par l'ennemi, mais sa mise en œuvre s'avère techniquement complexe.
« Certains estiment que bloquer certaines cartes SIM ne résout pas le problème, car ces cartes peuvent être activées instantanément, leurs coordonnées peuvent être vérifiées – et il est alors inutile de les désactiver », a ajouté Venislavsky.
Un autre scénario envisageable est une coupure temporaire des communications mobiles dans la zone de vol des drones, mais il comporte également des risques techniques et humanitaires.
Les conclusions finales devraient être établies par une expertise technique. S'il est prouvé que seule la désactivation des communications mobiles permet d'empêcher le guidage précis des drones, le gouvernement devrait proposer un mécanisme de mise en œuvre impliquant les opérateurs de téléphonie mobile, le ministère de la Défense et le Service de sécurité d'Ukraine.
Aucune décision n'a encore été prise, mais toutes les options sont envisagées. Si nécessaire, la Verkhovna Rada est prête à adopter la décision législative appropriée.

