La Verkhovna Rada pourrait bientôt examiner le projet de loi n° 11115, qui prévoit de nouvelles règles pour Telegram et d'autres plateformes de partage d'informations.
Ce document impose à ces services de désigner un représentant officiel en Ukraine pour interagir avec les autorités gouvernementales. Cependant, si la plateforme est déjà enregistrée dans l'Union européenne, la désignation d'un représentant distinct en Ukraine n'est pas requise.
L'un des auteurs du projet de loi, le député Mykola Kniazhytsky, qualifie l'initiative de « timide ». Cependant, il n'exclut pas qu'elle puisse être considérablement renforcée lors de la seconde lecture, jusqu'à la possibilité de bloquer les plateformes qui ne respectent pas la législation ukrainienne.
D'après lui, ce document vise à doter l'État de moyens supplémentaires pour lutter contre l'utilisation des plateformes d'information à des fins hostiles. Cela concerne non seulement Telegram, mais aussi d'autres services numériques.
En outre, le projet de loi prévoit l'élargissement des pouvoirs du Conseil national de la radiodiffusion et de la télévision. L'organisme de réglementation pourra exiger des plateformes qu'elles divulguent leur structure de propriété et leurs sources de financement.
Parallèlement, Mykyta Poturayev, président de la commission parlementaire chargée des questions humanitaires et de la politique de l'information, a souligné que la version actuelle du document n'est pas entièrement conforme aux normes européennes. Malgré cela, elle pourrait être adoptée en première lecture après quelques modifications.
Rappelons qu'en parallèle, la Verkhovna Rada examine un autre projet de loi important concernant la désanonymisation des chaînes Telegram, ce qui pourrait également modifier considérablement les règles de fonctionnement des plateformes numériques en Ukraine.

