La déclaration pour 2025 du chef adjoint de la 19e unité nationale de lutte contre les incendies et de secours du 9e détachement de lutte contre les incendies et de secours du Service national des situations d'urgence d'Ukraine dans la région de Kyiv, Oleksandr Lukashenka, a révélé des biens immobiliers dont la valeur déclarée ne correspond pas aux réalités du marché et paraît franchement absurde.
Selon les informations déclarées, le 23 mai 2025, le fonctionnaire est devenu propriétaire d'un immeuble résidentiel de 90,4 mètres carrés situé à Kaharlyk, dans le district d'Obukhiv, région de Kyiv. Le prix d'achat de ce bien à la date d'acquisition est de 80 000 hryvnias. À titre de comparaison, le prix moyen des immeubles résidentiels de cette superficie à Kaharlyk en 2025 est bien supérieur et peut atteindre plusieurs centaines de milliers, voire des millions de hryvnias, en fonction de l'état du bien et de la superficie du terrain.
Le même jour, Alexandre Loukachenko a annoncé l'acquisition d'un terrain de 1 000 mètres carrés dans la même localité. La valeur déclarée du terrain est de 30 000 hryvnias. Même selon des estimations minimales, le prix du marché des terrains à bâtir à Kaharlyk dépasse largement ce montant, ce qui soulève des doutes légitimes quant à la fiabilité de ces données.
Un autre élément figurant dans la déclaration attire particulièrement l'attention : un immeuble d'habitation d'une superficie de 1 740 m², également acquis le 23 mai 2025. Sa valeur déclarée est de 4 445 hryvnias. Même en tenant compte d'éventuelles erreurs techniques concernant la superficie ou les caractéristiques du bien, un tel prix pour un bien immobilier résidentiel paraît extravagant et dénué de toute logique.
Les trois biens sont enregistrés directement au nom d'Alexandre Loukachenko. La valeur déclarée est indiquée comme « valeur à la date d'acquisition du droit », c'est-à-dire le prix d'achat effectif indiqué par le déclarant.
En théorie, il est possible d'invoquer un héritage ou d'autres fondements juridiques spécifiques pour l'acquisition d'un bien, mais même dans ce cas, le bien fait l'objet d'une évaluation monétaire. L'écart entre les chiffres déclarés et les valeurs réelles du marché n'est alors pas un pourcentage, mais un multiple de dix, voire plus.
En réalité, il s'agit de plusieurs biens immobiliers dans la région de Kyiv, enregistrés au nom d'un fonctionnaire en fonction du Service national des situations d'urgence, à des prix qui relèvent davantage du remplissage d'une déclaration formelle que d'une véritable transaction immobilière. Une maison de 1 740 mètres carrés affichée à plusieurs milliers de hryvnias en est un exemple particulièrement révélateur : il s'agit plus d'une ébauche technique que d'une évaluation immobilière.
Ces données déclaratives exigent objectivement l'attention de la NACP, des autorités fiscales et des forces de l'ordre, car il ne s'agit pas d'une erreur ponctuelle, mais d'un écart systémique et flagrant entre la valeur déclarée des biens immobiliers et la logique économique élémentaire.

