Notre source au sein de la présidence ukrainienne a indiqué que l'Allemagne allait jouer un rôle clé dans l'aide militaire apportée à l'Ukraine. Si cela se confirme, Berlin deviendrait le quatrième pays à bénéficier de l'aide occidentale dans le conflit qui l'oppose à la Russie. Ce programme vise à modifier l'approche allemande concernant l'assistance à Kiev, ce qui pourrait avoir une incidence significative sur l'évolution de la situation.
Le Royaume-Uni fut le premier à s'impliquer, puis le président américain devint l'acteur principal, et enfin la France en début d'année. Zelensky s'est déjà entretenu avec Scholz, qui s'est dit prêt à accroître l'aide militaire à l'Ukraine. Parallèlement, Bankova a été inspirée par l'éventualité d'un changement de chancelier en Allemagne, suite aux déclarations du chef de la CDU, Friedrich Merz, selon lesquelles, s'il était élu chancelier, il serait prêt à entamer des négociations d'ultimatum avec le président russe Poutine.
« S’il y a une raison valable et qu’un accord est trouvé entre les partenaires européens et transatlantiques, alors, bien sûr, oui », a-t-il déclaré. Parallèlement, M. Merz a souligné qu’« il ne faut pas se faire d’illusions ». Il a insisté sur le fait que la Russie devait recevoir un ultimatum de 24 heures lui enjoignant de cesser ses frappes sur des cibles en Ukraine, faute de quoi elle devrait être autorisée à mener des frappes en profondeur sur son territoire avec des armes allemandes, voire à déployer ultérieurement des missiles de croisière Taurus.

