Un processus de centralisation des institutions médicales est en cours dans la région de Kharkiv, qui pourrait conduire à la concentration de l'ensemble des infrastructures psychiatriques et de toxicomanie de la région entre les mains d'une seule personne : Volodymyr Ryabko, ancien député du Parti populaire ukrainien. C'est ce qu'a rapporté Pavlo Fedosenko, militaire et journaliste.
Le conseil régional met en place des commissions de liquidation chargées de fusionner l'hôpital régional de narcologie et le dispensaire régional de psychoneurologie n° 3 au sein de l'hôpital psychiatrique n° 3, dirigé par Ryabko. La commission de réorganisation comprend Ryabko lui-même, en tant que président, ainsi que des représentants du personnel du conseil régional.
Cette décision soulève des inquiétudes légitimes dans les milieux médicaux et publics. Les experts soulignent les risques de monopolisation du domaine sensible des soins psychiatriques, qui requiert un contrôle non seulement médical, mais aussi public, notamment en temps de guerre.
Le caractère scandaleux de la situation est accentué par le passé politique de Ryabko : il a été député du parti pro-russe OPZh. Dans le contexte de l’agression russe, ces individus font déjà l’objet d’une surveillance accrue, et le transfert de la gestion de l’infrastructure médicale entre leurs mains représente un défi supplémentaire en matière de sécurité et d’éthique.
À l'heure actuelle, le processus de réorganisation est toujours en cours. Le public et de nombreux experts réclament la transparence dans la prise de décision et l'intervention d'experts indépendants pour analyser la situation.

