Malgré la menace constante de bombardements et le climat tendu, Kharkiv, en Ukraine, continue de vivre et de profiter de la vie en ce début d'été. C'est ce qu'a constaté une équipe de journalistes du Washington Post qui s'est rendue dans la ville le week-end dernier.
Les journalistes de WP ont été témoins d'un mariage devant des bâtiments bombardés, d'une fête de remise de diplômes dans un abri anti-bombes et d'autres scènes « surréalistes » à Kharkiv.
La quête du bonheur, selon les habitants, est une forme de résistance propre à la Russie. Une équipe de journalistes du Washington Post a observé comment la ville et ses habitants perçoivent la vie.
Certains des héros du reportage ont fait la une du journal. Il s'agit des jeunes mariés Serhiy et Karima Kovalenko, qui ont célébré leur mariage. Serhiy est un soldat sous contrat qui avait obtenu dix jours de permission. En raison des bombardements incessants, une vingtaine de proches et d'amis ont renoncé à assister à la cérémonie.
Les journalistes de WP ont également pu observer : une répétition de l'Opéra de Kharkiv, une fête de fin d'études organisée dans un abri anti-bombes pour des lycéens, un concert d'un groupe de musique de rue, un zoo en plein air, des manifestations sportives et, enfin, des plages, des cafés et des bars bondés. Le tout sur fond de maisons endommagées et du travail quotidien des secouristes qui extraient des corps des décombres.
À la fin de l'article, le Washington Post a résumé :
La vie à Kharkiv est anormale. C'est une sorte de surréalisme.

