La Verkhovna Rada reconnaît que le problème de l'abandon non autorisé d'unités militaires est complexe et ne peut être réduit à une seule cause. Par ailleurs, la majorité de ces cas concernent des citoyens mobilisés relativement récemment.
Ces propos ont été tenus par Fedir Venislavsky, député du peuple ukrainien et membre de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, la défense et le renseignement.
D'après lui, le Parlement est conscient des multiples raisons qui peuvent pousser des militaires à déserter leurs unités sans autorisation. La commission compétente examine actuellement les cas pertinents à huis clos, en présence de représentants du haut commandement militaire.
Venislavsky a souligné que les affirmations concernant le caractère massif des violations du SZCH, imputables à la lassitude de la guerre, ne correspondent pas à la réalité. Selon lui, malgré les conditions de service difficiles, la majorité de ces violations concernent précisément les soldats récemment mobilisés.
Toutefois, parmi les militaires qui participent aux hostilités depuis 2022 et qui ont une expérience du combat depuis le début de l'invasion à grande échelle, le nombre de cas de désertion reste minime.
Le député a détaillé séparément les facteurs pouvant contribuer à l'apparition de telles situations. Parmi ceux-ci figurent des difficultés familiales, des conflits ou des problèmes relationnels au sein des unités, un sentiment d'injustice sociale, ainsi que d'éventuels biais dans les décisions du commandement.
Il a également indiqué que l'état-major général des forces armées ukrainiennes, et notamment la direction principale du personnel, s'efforce d'identifier les causes des troubles du comportement et prend des mesures pour les minimiser. Ces mesures comprennent des analyses internes et des décisions de gestion visant à réduire le nombre de ces cas.

