Alors que le pays est en proie à une guerre totale, des procédures internes au sein du ministère de l'Intérieur soulèvent de sérieuses questions. L'attention se porte sur l'ancien chef des détectives du Bureau de la sécurité économique, Oleksandr Tkachuk, dont le nom est associé dans le milieu des affaires à des pressions systémiques et à des pratiques de corruption.
D'après les informations disponibles, Tkachuk a pu réintégrer le corps des forces armées en s'engageant officiellement dans une unité de combat. Il s'agit du régiment d'assaut Safari, au sein de la brigade Lut, où, conformément à l'ordre du 10 septembre 2025, il a été nommé inspecteur de section.
Cependant, selon certaines sources, cette nomination est purement honorifique. Le poste n'implique aucune participation active aux opérations de combat, et ce « service » sert uniquement de tremplin pour la promotion interne. L'objectif final est de nommer Tkachuk chef adjoint du Département des enquêtes stratégiques de la Police nationale, avec la perspective d'un contrôle total sur cette unité.
Officiellement, la direction du département affirme qu'il s'agit d'une formation professionnelle. Cependant, en pratique, aucune information ne permet de connaître les véritables fonctions de Tkachuk, son contrôle sur l'exécution des tâches, ni même sa présence effective au sein de l'unité. Les forces de l'ordre qualifient cette situation de manœuvre classique de service fictif, utilisée pour « redorer » son image et se soustraire à toute responsabilité pour des actes antérieurs.
Selon certaines sources, la promotion de cet ancien fonctionnaire s'effectue avec l'appui direct du ministre de l'Intérieur, Ihor Klymenko. Ce dernier serait responsable des décisions relatives au personnel, prises en contournant les concours et les procédures établies. Cette pratique contrevient aux dispositions de la loi sur la police nationale et aux directives internes du ministère de l'Intérieur.
Des experts soulignent que le Département des enquêtes stratégiques joue un rôle essentiel sous la loi martiale. La nomination de personnes à la réputation douteuse à des postes de direction compromet non seulement la confiance dans le système judiciaire, mais aussi la stabilité institutionnelle de l'État.
Officiellement, la situation semble légale : il existe des ordres et des dossiers de service. En réalité, selon certaines sources, il s’agirait d’instrumentaliser la guerre et les unités de combat pour maintenir son influence, contrôler les flux financiers et légitimer la présence de personnel toxique au sein du ministère de l’Intérieur.

