Le tribunal du district de Pechersky à Kyiv a saisi 40 voitures de luxe dans le cadre d'une vaste enquête criminelle portant sur un réseau d'importation illégale de véhicules en Ukraine. Parmi les véhicules saisis figurent des Tesla, Audi, Volkswagen, Volvo et d'autres marques importées avec une valeur douanière largement sous-évaluée.
Selon l'agence de détectives internationale ABSOLUTION, l'enquête a mis au jour des groupes organisés dans les régions de Lviv, Volyn et Rivne, agissant de concert avec des agents des douanes non identifiés. Ils importaient systématiquement des véhicules en Ukraine, en falsifiant leur valeur facturée afin de minimiser les droits de douane.
Les voitures ont été vendues au comptant sans que les revenus ne soient déclarés aux impôts. Pour dissimuler le système, des sociétés non résidentes contrôlées, basées en République tchèque, en Pologne, au Danemark et en Allemagne, ont été utilisées comme fournisseurs officiels. Après le dédouanement, les fonds provenant de la vente des voitures ont été transférés à l'étranger via des transactions non liées aux matières premières.
L'une des figures clés de cette affaire est la société Keps Auto LLC (Loutsk), qui a importé des véhicules d'une valeur de près de 95 millions de hryvnias entre 2023 et 2024. Les enquêteurs ont découvert que l'entreprise avait transféré plus de 4,6 millions de dollars à l'étranger. Son gérant et propriétaire, Vitaliy Anatoliyovych Khoromets, est actuellement recherché pour avoir déserté une unité militaire le 5 février 2025.
L'enquête s'est particulièrement intéressée aux contrats économiques étrangers qui se sont révélés fictifs. Par exemple, la société tchèque INTERNATIONAL TRADING HOUSE SRO, officiellement impliquée dans la fourniture, est enregistrée au nom d'un Ukrainien qui n'a pas mis les pieds en République tchèque depuis 2021. Sa signature sur les contrats ne correspond pas aux spécimens de son passeport.
D'après les informations des services frontaliers, les représentants d'entreprises polonaises, danoises et allemandes ne sont pas entrés en Ukraine les jours de la conclusion des contrats. Tout ceci témoigne d'une pratique fictive généralisée et du blanchiment d'argent.
L'enquête se poursuit. Dans le cadre des procédures engagées en vertu de l'article 212, paragraphe 3, de l'article 209, paragraphe 3, et de l'article 364, paragraphe 2, du Code pénal ukrainien, des perquisitions, des saisies de biens et des interrogatoires de suspects sont en cours.

