L'anxiété liée au sommeil est un trouble caractérisé par une tension et une anxiété accrues à la simple pensée d'une nuit de repos. La personne concernée s'inquiète alors de savoir si elle parviendra à s'endormir, si elle devra se réveiller en pleine nuit et si elle aura suffisamment d'énergie pour le lendemain. Comme l'expliquent les experts, ces appréhensions peuvent elles-mêmes aggraver les troubles du sommeil et engendrer un cercle vicieux d'insomnie.
C’est ce que rapporte le magazine Verywellmind.
D'après les psychologues, l'anxiété liée au sommeil peut se manifester de différentes manières. Certaines personnes ont des difficultés prolongées à s'endormir, tandis que d'autres se réveillent plusieurs fois par nuit ou consultent constamment l'heure, comptant les heures jusqu'au matin. Des études montrent que chez les personnes souffrant d'insomnie, des troubles anxieux sont présents dans 24 à 36 % des cas.
L'un des principaux signes est la présence de pensées obsessionnelles avant le coucher : des affaires inachevées, des événements à venir ou la peur de manquer de sommeil. Certaines personnes vont même jusqu'à éviter d'aller se coucher, redoutant une nouvelle nuit blanche. Dans le silence, ces pensées s'intensifient, engendrant ce que l'on appelle l'anxiété anticipatoire : la peur d'événements qui ne se sont pas encore produits.
Les experts affirment que l'anxiété liée au sommeil est souvent associée à d'autres troubles de santé mentale, comme le trouble d'anxiété généralisée, les crises de panique ou le syndrome de stress post-traumatique. Par ailleurs, l'insomnie elle-même peut aggraver l'anxiété, créant ainsi un cercle vicieux. Dans certains cas, ce problème peut s'accompagner d'autres troubles du sommeil, tels que l'apnée du sommeil, la narcolepsie ou le syndrome des jambes sans repos.
Si les troubles du sommeil persistent, les médecins conseillent de consulter un spécialiste qui aidera à en déterminer la cause et à choisir un traitement.
L'une des approches les plus efficaces est la psychothérapie, et plus particulièrement la thérapie cognitivo-comportementale. Elle permet de modifier les schémas de pensée et de comportement qui alimentent l'anxiété. Des médicaments peuvent être prescrits au besoin, pour soulager les symptômes aigus et pour un contrôle à long terme.
Les changements de mode de vie jouent également un rôle important. Les experts conseillent de respecter un horaire de sommeil régulier, d'éviter d'utiliser des appareils électroniques avant de se coucher, de créer un environnement confortable dans la chambre et de limiter sa consommation de caféine et d'alcool le soir.
Les somnifères ou la mélatonine peuvent procurer un effet temporaire, mais ils n'éliminent pas la cause sous-jacente de l'anxiété.
Des techniques d'auto-assistance simples comprennent des exercices de respiration, la relaxation musculaire progressive, la visualisation d'images apaisantes et une activité physique régulière. Combinées, ces approches peuvent contribuer à réduire l'anxiété et à améliorer la qualité du sommeil.
Les experts soulignent que les troubles du sommeil sont un problème courant, mais qu'ils se soignent. Une prise en charge rapide et une approche globale peuvent rétablir un sommeil réparateur et améliorer le bien-être général.

