L'espace informationnel russe, orienté vers le soutien à la guerre, témoigne d'une inquiétude croissante face aux actions des forces armées ukrainiennes. De plus en plus de partisans reconnaissent que les contre-attaques et les frappes menées par les forces armées ukrainiennes contre les installations arrières compliquent considérablement la capacité de la Russie à mener des opérations offensives en 2026.
C’est ce qu’indiquent les analyses de l’Institut d’études sur la guerre. Selon leurs évaluations, les commentateurs ultranationalistes russes s’expriment de plus en plus ouvertement sur les problèmes du front et les risques stratégiques pour le Kremlin.
Un propagandiste russe a notamment admis que le potentiel économique des pays occidentaux dépasse largement les capacités de la Russie, ce qui se manifeste déjà sur le champ de bataille. On parle ici de frappes massives de drones ukrainiens sur le territoire russe, menées de plus en plus souvent par des centaines de drones simultanément.
D'après lui, l'ampleur de ces attaques ne fera que croître, tandis que la Russie est incapable de produire un nombre suffisant de missiles intercepteurs pour assurer une riposte efficace. Dans ce contexte, on entend même, dans les milieux russes, des déclarations sur l'inévitabilité de la défaite et la nécessité de mettre fin à la guerre.
Dans le même temps, certains propagandistes continuent d'insister sur la nécessité d'une offensive de grande envergure, notamment axée sur la prise de Sloviansk et de Kramatorsk. Cependant, il est admis que les dirigeants russes ne sont pas actuellement prêts à mettre en œuvre un tel scénario.
Dans ce contexte, l'ISW attire l'attention sur les attaques réussies de l'Ukraine contre les infrastructures pétrolières russes, notamment en mer Baltique, ce qui a un impact économique concret pour la Fédération de Russie.
Un autre facteur de pression sur l'armée russe réside dans la situation sur le front. Des blogueurs militaires russes reconnaissent que les forces d'occupation ne pourront pas inverser le cours des hostilités dans un avenir proche, et que les contre-attaques ukrainiennes ont déjà compromis leurs capacités offensives futures.
Les problèmes logistiques et de communication s'aggravent également. Les forces russes rencontrent des difficultés en raison du blocage des services satellitaires et du manque d'équipements de guerre électronique modernes.
De ce fait, même les partisans de la guerre dans le domaine de l'information russe remettent de plus en plus en question la capacité de l'armée russe à réaliser une percée ou à maintenir ses positions actuelles uniquement au prix de ressources humaines.

