La Russie a déjà dépassé son plan de mobilisation pour 2025. Début décembre, environ 403 000 personnes avaient été recrutées dans les rangs de l’armée russe, un chiffre proche des prévisions pour l’ensemble de l’année.
C’est ce qu’a déclaré Kirill Budanov, chef de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien. Selon lui, le recrutement de soldats contractuels demeure la principale source de renforts pour les forces armées russes, mais le processus lui-même se heurte à de sérieuses difficultés.
Le gouvernement russe a été contraint d'augmenter régulièrement les primes exceptionnelles versées à la signature des contrats. Leur montant varie selon les régions, mais il s'agit de sommes considérables, utilisées comme principal levier pour le recrutement de nouvelles recrues. Le Kremlin tente ainsi de compenser les pertes et de maintenir les effectifs de l'armée sans décréter de mobilisation générale.
Dans le même temps, le GUR note qu'en 2026, la Russie prévoit de recruter environ 409 000 personnes supplémentaires dans l'armée, ce qui indique des plans à long terme pour mener la guerre et l'attente d'un renouvellement constant du personnel.
Parallèlement au recrutement contractuel, Moscou met en place des mécanismes de mobilisation clandestine des réservistes. Cela implique l'implication de personnes astreintes au service militaire sous couvert de service militaire obligatoire et de réserve. Les décisions en la matière permettent la convocation d'un nombre indéterminé de réservistes sans annonce officielle d'une nouvelle vague de mobilisation.
Les analystes estiment que les autorités russes cherchent à éviter les fortes tensions sociales liées à la conscription de masse et misent donc sur une implication progressive mais constante des réservistes et sur la motivation financière de la population. Cette approche permet au Kremlin de poursuivre la guerre sans prendre de décisions politiquement risquées.

