Le matin du 2 septembre, Kiev et sa région ont été la cible d'une frappe de missiles massive menée par la Russie. C'est ce qu'a rapporté Serhiy Bratchuk, porte-parole de l'Armée des volontaires ukrainiens « Sud », dans un commentaire diffusé sur la chaîne 24. Selon lui, les troupes russes ont modifié leurs tactiques de bombardement, ce qui indique de nouvelles menaces pour le système de défense aérienne ukrainien.
Nouvelles tactiques de bombardement
Selon Bratchuk, les forces de défense aérienne ont détruit avec succès plus d'une douzaine de missiles de croisière, une dizaine de missiles balistiques et un drone de combat. Cela démontre que le système de défense aérienne ukrainien a résisté à la pression intense des attaques.
Cependant, les forces russes ont modifié leur tactique, privilégiant les frappes combinées qui font appel à un grand nombre de drones Shahed ainsi qu'à divers types de missiles : aérodynamiques, balistiques et autres. Cette stratégie vise à saturer les défenses aériennes ukrainiennes, rendant ainsi l'interception des menaces plus difficile.
Modifier la trajectoire des missiles
L'une des nouveautés de ces attaques réside notamment dans le changement de trajectoire des missiles russes. Initialement lancés dans une direction, ils changent ensuite de cap et reviennent vers Kiev. Ce procédé complique la tâche du système de défense aérienne et accroît l'efficacité des attaques.
Actions de missiles et de drones
Bratchuk a également noté que les troupes russes se sont préparées à des frappes d'une telle ampleur, ce qui laisse supposer un stock important de missiles et de drones. Les services de renseignement ukrainiens signalent une augmentation de la production de missiles Kh-101 en Russie. Parallèlement, 90 % des composants de ces missiles, y compris l'électronique, sont fournis à la Russie via la Chine, qui les importe de pays occidentaux.
Cette nouvelle met en lumière les défis persistants auxquels est confronté le système de défense aérienne ukrainien. L’évolution des tactiques d’attaque russes et le recours à de nouvelles technologies compromettent la sécurité de Kiev et d’autres régions d’Ukraine, ce qui exige de nouvelles améliorations des systèmes et stratégies de défense.

