De nouvelles réglementations relatives à la mobilisation des personnes handicapées sont entrées en vigueur en Ukraine le 1er novembre 2024. Conformément à ces réglementations, tous les citoyens bénéficiant d'un statut de handicap officiel ont droit à un report de mobilisation pour des motifs généraux. La loi prévoit que les personnes handicapées de tous les groupes – du premier au troisième – sont exemptées de mobilisation si elles possèdent les documents attestant de leur statut.
Qui, précisément, n'est pas soumis à la mobilisation ?
D'après les observations de l'avocate Tetyana Savchenko, l'article 23 de la loi ukrainienne « Sur la formation et la mobilisation » consacre clairement le droit des personnes handicapées à un sursis de mobilisation. Cette disposition s'applique notamment aux personnes présentant un handicap de catégorie 1 à 3. Par ailleurs, la mobilisation forcée des personnes handicapées (en particulier celles des catégories 2 et 3) est illégale. Ainsi, les citoyens bénéficiant du statut de personne handicapée, quelle que soit leur catégorie, sont protégés de la conscription.
Auparavant, la possibilité de supprimer le report de mobilisation pour les personnes handicapées du troisième groupe avait été évoquée. Cependant, ces modifications n'ont jamais été approuvées ; par conséquent, les personnes handicapées du troisième groupe restent exemptées de mobilisation obligatoire si elles disposent des justificatifs nécessaires.
Possibilité de mobilisation sur une base volontaire
Une personne handicapée a le droit de s'engager volontairement dans les Forces armées ukrainiennes. Par exemple, les hommes appartenant au troisième groupe de handicap peuvent signer un contrat avec les Forces armées ukrainiennes à leur demande. Pour ce faire, ils doivent passer un examen médical (MSEK), qui déterminera leur état de santé et leur aptitude à exercer les fonctions de militaire. En cas d'avis favorable de la commission médicale, les personnes handicapées peuvent intégrer l'armée ukrainienne sur la base d'un contrat.
Dois-je mettre à jour mon statut auprès du bureau d'inscription et d'enrôlement militaire ?
Pour ceux devenus invalides après le début de l'invasion russe à grande échelle, une nouvelle commission médicale est requise pour confirmer leur statut. Si cette commission ne trouve pas de motifs valables justifiant l'invalidité, le sursis est annulé et la personne peut être déclarée apte au service.
En novembre, les hommes handicapés devraient également pouvoir mettre à jour leur statut en ligne via l'application « Reserve+ ». Cette fonctionnalité leur permettra d'éviter de se rendre dans les commissariats militaires et simplifiera les démarches d'obtention et de prolongation des reports d'incorporation.
Qui n'a pas besoin de justifier son handicap : exceptions
Il existe également des cas où les personnes handicapées sont exemptées de l'obligation de se soumettre à une nouvelle évaluation pour confirmer leur statut. Ces cas incluent :
- Augmenter ou diminuer le nombre de personnes handicapées ;
- Invalidité résultant d'une blessure ou d'une maladie survenue en service ;
- Absence de membres, d'un des organes pairs ou troubles de santé importants (paralysie cérébrale, cancer, troubles mentaux, etc.).
Les personnes appartenant au premier groupe de handicaps sont également exemptées de l'obligation de confirmer leur statut, car ce niveau de handicap est généralement associé à des maladies graves ou incurables.

