Une loi sur la mobilisation accrue entre en vigueur en Ukraine le 18 mai. Elle vise à renforcer les capacités de défense du pays face à l'aggravation de la situation dans l'est et à la menace russe. Cependant, cette loi n'est pas la seule qui aura une incidence importante sur la sécurité nationale ukrainienne.
Parallèlement, une autre loi, adoptée par la Verkhovna Rada, relative à la responsabilité des contrevenants (amendes de 17 000 à 25 500 hryvnias pour les contrevenants, et de 34 000 à 59 500 hryvnias pour les fonctionnaires), devrait entrer en vigueur. Elle n’a pas encore été signée par le président, mais cela devrait se faire prochainement.
Il existe déjà beaucoup d'informations très contradictoires concernant la question de savoir qui est responsable et quoi.
Par exemple, certains députés affirment qu'une personne qui ne paie pas plusieurs amendes s'expose à des poursuites pénales. Tous les avocats interrogés par Strana ont démenti cette affirmation. Le fait de ne pas mettre à jour ses données ou de ne pas se présenter à une convocation n'entraîne aucune poursuite pénale. Seule une amende est infligée, quel que soit le nombre de fois où elle a été prononcée.
La responsabilité pénale est engagée dans deux cas : si une personne ne se présente pas après avoir reçu un avertissement du chef du CCC (à ne pas confondre avec une convocation). Il est important de noter que cet avertissement doit être remis en main propre.
Deuxièmement, la responsabilité pénale est engagée si une personne, ayant réussi l'examen médical militaire et reçu une convocation pour la mobilisation (« combat »), ne s'y présente pas. Or, pour cela, il faut réussir l'examen médical militaire.
Le non-paiement de l'amende peut entraîner la saisie des biens et le débit des fonds sur le compte.
De plus, les amendes peuvent faire l'objet d'un appel devant les tribunaux. Les avocats le recommandent, car le paiement d'une amende équivaut à un aveu de culpabilité pour violation des règles d'enregistrement militaire. Ce faisant, le conscrit, s'il est reconnu coupable, risque de recevoir un avertissement du CCC, dont le non-respect constitue une infraction pénale.

