Le personnel du Centre territorial de recrutement et de soutien social (TCK et SP) du district de Dubno a été informé de soupçons de séquestration et de torture à l'encontre d'un homme. L'information a été communiquée par le service de presse du Bureau d'enquête de l'État le 3 juin.
L'incident s'est produit le 21 février dans le village d'Ivannie, district de Dubno. Selon l'enquête, des militaires ont aperçu un habitant à vélo et ont décidé de l'interpeller. Pour ce faire, ils ont utilisé des gaz lacrymogènes et l'ont forcé à monter dans un véhicule de police.
La victime a tenté d'appeler à l'aide ; elle était munie d'un pistolet lance-fusées qu'elle a tiré en l'air. Furieux, les soldats l'ont roué de coups alors qu'il était à terre. D'après les experts, il n'a subi que des blessures légères.
Sous la pression, le détenu a été contraint de fournir ses données personnelles, après quoi il a été conduit au Centre de coordination des opérations (CCO). Selon les documents, il avait été officiellement déclaré inapte au service militaire en temps de paix en 2019. Or, cette information n'a pas été prise en compte et l'homme a été mobilisé dans une unité des Forces armées ukrainiennes de la région de Rivne.
L'officier et les deux militaires sont inculpés en vertu de plusieurs articles du Code pénal ukrainien :
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Partie 1 de l’article 28, partie 2 de l’article 146 — privation illégale de liberté avec infliction de souffrances physiques, commise par un groupe de personnes sans complot préalable ;
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Partie 1 de l'article 28, partie 1 de l'article 127 — torture dans le but de contraindre quelqu'un à agir contre sa volonté ou de le punir pour un acte commis.
Les sanctions comprennent une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à six ans.

