Dans la région de Kharkiv, un conseiller régional, qui était premier vice-président du conseil municipal au moment des faits, est soupçonné de négligence professionnelle. Ses agissements ont entraîné un manque à gagner de plus de 4,5 millions de hryvnias pour le budget de la ville, en raison de la mauvaise qualité des plans et des estimations relatifs à la restauration d'une école détruite.
Selon le parquet régional de Kharkiv, le fonctionnaire a été inculpé en vertu de l'article 367, paragraphe 2, du Code pénal ukrainien. L'enquête a révélé qu'à la fin de l'année 2021, en pleine guerre, il avait conclu un accord avec une SARL pour l'élaboration des documents relatifs à la reconstruction de l'école et la construction d'un nouveau bâtiment.
Cependant, en mars 2022, l'école a été détruite lors d'un bombardement. Les documents de conception et d'estimation établis par la SARL ne tenaient pas compte de cette destruction et présentaient de nombreuses lacunes techniques. En particulier, ils ne contenaient aucune information sur l'organisation du chantier, les techniques de travail et les méthodes de restauration des structures détruites. De plus, ils mentionnaient des travaux de construction pour une école déjà détruite.
Malgré ces violations, le fonctionnaire a signé les documents et approuvé le projet, ce qui a conduit le conseil municipal à verser à la SARL plus de 4,5 millions de hryvnias pour une documentation en réalité non conforme.
Cette négligence officielle a causé un préjudice considérable aux intérêts de l'État. Les fonds qui auraient pu être consacrés à la restauration effective de l'école ont en réalité été engloutis dans des documents qui ne reflétaient pas l'état des lieux.
Les forces de l'ordre poursuivent leur enquête afin d'établir les circonstances et de déterminer l'éventuelle implication d'autres personnes. La question des mesures préventives à l'encontre du suspect est en cours d'examen. Si sa culpabilité est reconnue par un tribunal, il encourt une peine d'emprisonnement de deux à cinq ans, ainsi qu'une interdiction d'exercer certaines fonctions.

