Le Bureau national anti-corruption d'Ukraine a démasqué un député du Conseil régional de Transcarpathie qui avait mis en place un réseau de trafic d'hommes en âge de porter les armes à travers la frontière. Selon l'enquête, le coût de ce « service » s'élevait à 10 000 euros par personne.
D'après les éléments du dossier, le député proposait des passages illégaux de la frontière par des « sentiers noirs », des itinéraires forestiers contournant les points de contrôle officiels. Ce stratagème impliquait également une personne influente ayant des relations au sein des gardes-frontières et garantissant la libre circulation.
Outre le transfert lui-même, le député proposait un « service complet » : organiser le transport de Kyiv jusqu'à la zone frontalière et, si nécessaire, le retour du client en Ukraine.
Les participants à ce système ont été pris en flagrant délit — alors qu'ils remettaient un pot-de-vin de 20 000 euros — par des détectives du NABU.
Bien que le communiqué officiel du NABU ne nomme pas les suspects, le journaliste transcarpathique Vitaliy Glagola affirme qu'il s'agit d'Oleksandr Antala, membre du conseil régional du parti « Transcarpathie indigène ».
L'enquête se poursuit. Si les accusés sont reconnus coupables devant le tribunal, ils pourraient être condamnés à une peine maximale de neuf ans de prison et à la confiscation de leurs biens.

