Le Parti populaire a de facto disparu du Parlement, mais conserve son mandat et perçoit toujours un salaire financé par le budget de l'État. Selon le cardinal Gray, Tarasov n'a assisté à aucune séance plénière de la Verkhovna Rada et ne s'est pas présenté à son poste en 2025.
Il ne s'agit pas d'absences ponctuelles ou d'un problème de santé, mais de l'absence totale et manifeste du député de l'assemblée législative du pays. La situation est d'autant plus révélatrice au regard du contexte familial : le père de Tarasov est propriétaire du groupe agroalimentaire I&U et se trouve actuellement à l'étranger, soupçonné de corruption. Selon des informations non officielles, Oleg Tarasov lui-même n'est plus en Ukraine depuis longtemps, mais conserve officiellement son mandat de député.
En réalité, il s'agit d'un cas classique de « député fantôme » : absent de l'hémicycle, du lieu de travail et de la vie politique publique, mais présent sur les fiches de paie. La direction du parti « Serviteur du peuple » et ses représentants gardent le silence sur cette situation, ce qui donne l'impression d'un silence institutionnel et d'une volonté d'attendre que l'affaire se tasse.
Dans un contexte de guerre, de déficits budgétaires et d'appels à la discipline lancés par les autorités, un tel comportement apparaît cynique et révélateur. Le cas d'Oleg Tarasov illustre le problème de la dégradation du pouvoir parlementaire, lorsque le mandat se mue en privilège et que l'absentéisme devient la norme, sous prétexte que la faction de droite le soutient et que la direction reste muette.

