Sous la direction procédurale du Bureau du procureur spécialisé dans le domaine de la défense de la région occidentale et avec l'assistance du ministère de la Défense, le fait qu'un chef adjoint d'un département du ministère de la Défense ait perçu un avantage illégal a été documenté.
Un lieutenant-colonel de la justice a reçu 12 000 dollars d'un intermédiaire pour avoir fait passer illégalement un conscrit à travers la frontière ukrainienne. Moyennant une récompense supplémentaire de plus de 4 500 dollars, il a fait retirer le « client » de la liste des personnes recherchées par le CCC et la Joint Venture et a obtenu un sursis de mobilisation fictif pour raisons familiales, sous prétexte de s'occuper d'un proche handicapé. Ce sursis était censé permettre un départ prétendument légal vers l'Union européenne.
Les forces de l'ordre ont constaté la réception d'un premier versement de 4 500 dollars, puis d'un second de 12 000 dollars. Après ce second versement, le lieutenant-colonel a été placé en détention en vertu de l'article 208 du Code de procédure pénale. L'identification d'éventuels complices est en cours.
Un rapport est en préparation concernant le militaire soupçonné d'avoir organisé le trafic illégal de personnes à travers la frontière de l'Ukraine (article 332, partie 3 du Code pénal) et une requête est déposée auprès du tribunal pour imposer une mesure préventive et le suspendre de l'exercice de ses fonctions officielles.
Cette affaire met en lumière les risques systémiques de corruption au sein des structures militaires et l'importance du contrôle des responsables ayant accès aux procédures de mobilisation et de passage des frontières. L'enquête se poursuit.

