Le président français Emmanuel Macron a déclaré que Moscou n'avait pas le droit de décider du déploiement de forces de maintien de la paix sur le territoire ukrainien. Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, le dirigeant français a souligné que cette question relevait exclusivement de la compétence de l'Ukraine et de ses partenaires internationaux.
« L’Ukraine est un État souverain, et si elle demande la présence de troupes alliées sur son territoire, il n’appartient pas à la Russie de les accepter ou non », a déclaré Macron.
Par ailleurs, le président français a commenté le plan de paix franco-britannique. L'élaboration de ce document est pratiquement achevée. Il sera présenté ultérieurement par les États-Unis. Comme l'a souligné M. Macron, l'objectif n'est pas de constituer des « armées massives », car les forces armées ukrainiennes représentent déjà la plus grande armée d'Europe.
« Il s’agit de déployer plusieurs milliers de personnes de chaque pays dans des lieux stratégiques pour mener des programmes de formation et démontrer notre soutien à long terme », a-t-il ajouté.
Envoi de casques bleus en Ukraine
Plusieurs pays ont annoncé être prêts à envoyer des Casques bleus en Ukraine pour y maintenir la paix. Le Danemark, notamment, est prêt à franchir ce pas.
En réponse, le groupe d'armement allemand Rheinmetall a promis son soutien à une éventuelle mission internationale de maintien de la paix en Ukraine. Son PDG, Armin Papperger, a déclaré que Rheinmetall était prêt à fournir ses produits pour armer les forces de maintien de la paix.
La Russie a déjà dénoncé l'inadmissibilité du déploiement de troupes étrangères sur le territoire ukrainien. Elle affirme qu'une telle mesure serait considérée comme une ingérence directe dans le conflit.

