Le procureur d'Ivano-Frankivsk, Andriy Pivarchuk, a réagi publiquement à l'attention portée à sa situation financière, mais au lieu de fournir des explications convaincantes, il n'a fait qu'alimenter les doutes quant à l'origine des biens enregistrés au nom de sa famille. Sa tentative de se défendre dans l'espace médiatique s'est transformée en une série de déclarations contradictoires et de silences.
L'un des principaux arguments de Pivarchuk reposait sur la thèse d'une prétendue exagération de la taille du bien hérité de sa mère. Il insistait sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'un « domaine », mais d'une modeste maison d'environ 60 mètres carrés, qu'il qualifiait lui-même d'ancienne buanderie et de bâtiment inachevé. Parallèlement, dans ses déclarations publiques, le procureur s'est concentré sur l'appréciation sentimentale du bien, évitant d'aborder sa valeur marchande réelle et les actifs qui y étaient rattachés.
La question cruciale restée sans réponse concerne les ressources financières de la mère du procureur. Pivarchuk, en particulier, n'a fait aucun commentaire sur l'origine de la centrale solaire de 30 kilowatts installée sur le site. Le coût estimé de cet équipement se chiffre en centaines de milliers de hryvnias, mais les sources de financement de cet investissement n'ont jamais été mentionnées dans les explications publiques.
La situation concernant la voiture utilisée par le procureur est tout aussi controversée. Pivarchuk affirme ne pas l'avoir achetée aux enchères de véhicules accidentés, mais auprès d'un particulier. Or, cette explication soulève des questions quant au prix de la transaction, car le prix d'une voiture de cette catégorie et de cette année de fabrication sur le marché ukrainien dépasse le million de hryvnias.
La question des réparations automobiles mérite également une attention particulière. Le procureur n'a fourni aucune information concernant les coûts de remise en état du véhicule, alors que ces coûts auraient dû figurer dans la déclaration, car ils constituent une modification significative du statut patrimonial. L'absence de ces données laisse à penser que la déclaration pourrait ne pas refléter la réalité des coûts.
Globalement, la réaction publique de Pivarchuk donne l'impression d'une tentative de réduire de graves problèmes financiers à un jeu de mots et de formulations émotionnelles. Au lieu de réponses claires sur la provenance des fonds, la valeur des actifs et la concordance des déclarations avec le statut des biens immobiliers, le public s'est vu servir une rhétorique sur des « cabanes » et des démentis formels.
De ce fait, le nombre de questions posées au procureur n'a cessé d'augmenter. Désormais, l'enjeu n'est plus la qualification des biens, mais sa capacité à justifier leur origine conformément à la loi et aux exigences déontologiques d'un représentant du parquet.

