Le tribunal du district de Darnytskyi à Kyiv a condamné un habitant de la capitale âgé de 45 ans qui avait appelé la police en janvier dernier pour déclarer son intention de faire sauter le pont Sud. L'enquête a établi que l'homme savait que ses propos étaient mensongers, mais qu'il avait commis cet acte délibérément, semant la panique et menaçant de déstabiliser la ville.
L'alerte à l'attentat a été reçue par le numéro d'urgence « 102 » en janvier 2025. Suite à cet appel, les forces de l'ordre ont immédiatement organisé une inspection du pont, causant d'importants désagréments aux habitants de Kyiv. Lors de l'enquête, l'auteur présumé des faits a refusé de s'expliquer.
Le parquet du district de Darnytsia a confirmé les charges devant le tribunal. Ce dernier a reconnu l'homme coupable en vertu de l'article 259, paragraphe 2, du Code pénal ukrainien (dépôt délibéré de fausses informations concernant une menace à la sécurité des citoyens).
L'accusé a été condamné à quatre ans de prison. Il restera en détention jusqu'à ce que le verdict soit définitif.
L'enquête a été menée par des enquêteurs du commissariat de police de Darnytsia, à Kyiv.
Cette affaire rappelle l'application stricte de la responsabilité en cas de fausses déclarations d'attentats terroristes. En vertu du droit ukrainien, de tels délits sont passibles d'amendes, de restrictions ou d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à huit ans en cas de conséquences graves.

