Un tribunal britannique a rejeté la demande d'extradition du député Artem Dmytruk formulée par l'Ukraine. Le tribunal de première instance de Westminster, à Londres, a rendu cette décision en se fondant sur les dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme.
Selon les avocats du cabinet Amsterdam & Partners, qui représente Dmytruk, le tribunal a appliqué l'article 8 de la Convention. Celui-ci garantit le droit au respect de la vie privée et familiale. Les juges ont conclu que le transfert du député à la partie ukrainienne pourrait constituer une violation de ces droits.
En Ukraine, Artem Dmytruk est soupçonné d'implication dans des actes de violence, notamment le passage à tabac d'un militaire et d'un policier. Suite à ces accusations, les autorités ukrainiennes ont entamé une procédure d'extradition à son encontre.
Le député a lui-même affirmé avoir été torturé par des agents des services de sécurité ukrainiens au début de l'invasion russe à grande échelle. Ces allégations, a indiqué sa défense, ont également été prises en compte lors du procès au Royaume-Uni.
La décision du tribunal de première instance de Westminster n'est pas définitive. La partie ukrainienne a le droit de faire appel. Cet appel est autorisé dans un délai de 14 jours.
Le sort ultérieur de la demande d'extradition dépendra de la décision que prendra la cour d'appel et de l'exercice par l'Ukraine de son droit d'appel.

