À compter du 1er août 2025, les entreprises ukrainiennes verront définitivement la fin de la période transitoire de concessions en matière de contrôle fiscal. Le Service national des impôts rappelle que les amendes pour non-respect des règles d'utilisation des registres de transactions de règlement (STR) et de leurs logiciels équivalents seront pleinement appliquées. Désormais, aucune réduction de peine ne sera accordée et toute erreur de comptabilisation des règlements sera sanctionnée financièrement.
C’est la fin du régime assoupli en vigueur après 2023, date à laquelle les autorités de régulation ont de nouveau été autorisées à appliquer des sanctions financières en cas de non-respect de la loi sur la réglementation des prix de gros. À l’époque, afin de laisser aux entreprises le temps de s’adapter, des amendes de 25 % et 50 % de la valeur des biens ou services vendus avaient été instaurées, selon la gravité de l’infraction. Ces taux préférentiels sont désormais supprimés.
À compter du mois d'août, toute infraction sera sanctionnée par une amende équivalente à 100 % du prix du produit, même en cas de première infraction. En cas de récidive, l'amende sera portée à 150 %. Que vous soyez un petit commerçant ou une grande chaîne, le seul critère sera le respect de la loi.
Les infractions concernent tout ce qui touche aux règlements opaques : de l’absence d’un mandataire de vente enregistré (PPO ou PRPO) au défaut de remise d’un chèque à l’acheteur. Le Code des impôts est clair : si le chèque n’est pas émis, le règlement est considéré comme nul. L’État n’a donc pas perçu les taxes dues, ce qui justifie une amende.
L'administration fiscale porte une attention particulière aux secteurs du commerce, de la restauration et des services à domicile, où le nombre d'infractions est traditionnellement le plus élevé. Auparavant, les contribuables omettaient d'émettre un chèque, oubliaient simplement d'appuyer sur un bouton ou effectuaient une vente « en contournant le système » ; désormais, ils risquent de payer beaucoup plus que ce qu'ils gagnent sur une seule transaction.
Compte tenu de la politique fiscale, il faut s'attendre à une augmentation des contrôles. Une plainte de l'acheteur constituera un autre indicateur : à l'ère du numérique, il suffit de conserver une photo d'un achat non réclamé ou d'indiquer simplement l'adresse du point de vente.
Ainsi, dès le mois d'août, les entreprises sont confrontées à un choix simple : se conformer strictement aux normes comptables ou risquer une amende pouvant facilement absorber un mois de chiffre d'affaires. La période de transition est terminée ; le calcul est désormais pleinement applicable.

