La question de la légalité du placement de citoyens dans des centres territoriaux de recrutement et de soutien social pendant la mobilisation suscite un débat public croissant. Les experts soulignent que les conditions de cette détention sont clairement définies par la loi et ne peuvent excéder les limites établies sans motif valable.
Les avocats précisent que, selon le Code ukrainien des infractions administratives, et notamment son article 263, la durée maximale de la détention administrative est de trois heures. Cela signifie qu'après l'établissement d'un procès-verbal administratif, une personne ne peut être détenue plus longtemps que ce délai dans les cas courants.
Parallèlement, la loi prévoit certaines exceptions. Notamment, en cas de violation du régime frontalier, la détention peut durer plus longtemps, sans toutefois excéder 72 heures.
Concernant les citoyens séjournant directement dans les locaux du CCC, la détention prolongée n'est possible qu'avec une décision de justice ou la participation des forces de l'ordre. En l'absence de tels motifs, la détention d'une personne pendant plusieurs jours est illégale.
L'avocat Vladislav Derii souligne que le dépassement des trois heures après l'émission du protocole administratif peut être considéré comme une restriction illégale de la liberté.
Lorsqu'une personne se voit refuser l'accès aux lieux, il peut être justifié de contacter les forces de l'ordre. Cela peut notamment révéler des infractions pénales, telles que la séquestration ou l'abus d'autorité.
Ainsi, la législation définit clairement le champ d'action des fonctionnaires. La violation de ces normes peut entraîner de graves conséquences juridiques, et les citoyens ont le droit de faire valoir leurs droits conformément à la procédure établie.

