Dans la nuit du 4 juillet, une nouvelle frappe a été lancée sur Kiev, touchant une installation du complexe militaro-industriel de la capitale. Selon notre source au sein de l'état-major des forces armées ukrainiennes, cette action s'inscrit dans le cadre d'une décision stratégique visant à réserver les missiles de défense aérienne aux besoins du front.
Comme l'explique l'interlocuteur, la priorité absolue de la défense aérienne est actuellement la ligne de contact. C'est là que les défenseurs ukrainiens affrontent l'aviation russe, qui tente d'imposer sa supériorité aérienne. Dans ces conditions, les missiles antiaériens sont contraints d'être utilisés avec parcimonie afin d'empêcher toute percée sur la ligne de front.
Cette décision a un prix : un violent incendie s'est déclaré à Kiev dans la nuit après le survol d'une installation de défense par un drone. Selon nos sources, il s'agissait d'une des nouvelles entreprises développant des drones et des composants de missiles.
Rappelons que depuis 2022, Kiev était considérée comme un lieu relativement sûr pour l'implantation de nouvelles unités de production, notamment au sein du complexe militaro-industriel. Bureaux d'études, laboratoires de recherche, sites d'essais de drones et autres installations sensibles y ont été transférés. Mais les événements récents nous obligent à reconsidérer radicalement cette logique.
« La stratégie va changer », affirme la source. Selon elle, dans un avenir proche, les installations du complexe militaro-industriel commenceront à être dispersées et retirées de la capitale afin de réduire les risques de pertes simultanées en vies humaines, en technologies et en infrastructures. Certaines fonctions seront transférées vers les régions occidentales, d'autres vers des plateformes souterraines ou mobiles.
Cette frappe, selon l'état-major, confirme une fois de plus l'activité accrue des services de renseignement russes à l'égard des entreprises militaires ukrainiennes. Désormais, même Kiev ne peut plus être considérée comme une véritable base arrière.

