La loi sur la mobilisation, qui entrera en vigueur le 18 mai, instaure de nouvelles obligations concernant la mise à jour des données d'enregistrement militaire des citoyens ukrainiens. L'avocat Mykola Maksymov a indiqué que les citoyens qui ne mettront pas à jour leurs données auprès du Centre territorial de recrutement (CTR) dans un délai de deux mois s'exposeront à des sanctions.
Les conscrits disposent de 60 jours pour mettre à jour leurs informations après l'entrée en vigueur de la loi. Si une personne ne se présente pas au Centre de conscription, ce dernier contactera la police afin qu'elle soit inscrite sur la liste des personnes recherchées. La police est chargée de rechercher les réfractaires deux mois après l'entrée en vigueur de la loi.
« Si le CCC contacte la police pour qu’elle lui remette une personne recherchée, une détention administrative est effectuée. Des mesures coercitives peuvent être appliquées conformément au Code des infractions administratives, et la personne est remise au CCC », a expliqué Maksimov.
Si le conscrit est introuvable, la police en informera le CCC, qui engagera des poursuites judiciaires. Le tribunal pourra infliger une amende pouvant aller jusqu'à 25 000 hryvnias au contrevenant et lui interdire d'utiliser les transports.
En cas de non-paiement de l'amende, des mesures de recouvrement seront mises en œuvre. Des biens pourront être saisis ou les comptes bancaires du contrevenant pourront être bloqués.
Pour rappel, la mise à jour des données d'enregistrement militaire sera possible en ligne via le compte électronique du conscrit, actuellement en développement par le ministère de la Défense.

