Le 20 février est une date particulière pour l'Ukraine. Ce jour-là, le pays honore la mémoire des Héros de la Centurie Céleste, ces hommes et femmes qui ont donné leur vie lors de la Révolution de la Dignité pour l'avenir démocratique et européen de l'État. Parallèlement, le monde célèbre la Journée de la Justice sociale et le calendrier liturgique commémore d'éminentes figures chrétiennes.
Le calendrier international désigne le 20 février comme la Journée mondiale de la justice sociale. Célébrée chaque année par les États membres de l'ONU, cette journée vise à sensibiliser le public aux problèmes d'inégalité, de discrimination et de pauvreté. Son objectif est de garantir l'égalité des chances pour tous les citoyens, indépendamment de leur statut social ou de leur origine. Par ailleurs, des événements non officiels sont organisés ce jour-là : la Journée du fumeur de pipe, la Journée des personnes ayant vaincu l'alcoolisme, la Journée du sweat à capuche et la Journée du cinéaste.
En Ukraine, le 20 février est officiellement institué la Journée des Héros de la Centurie Céleste. Cette date commémorative est dédiée à la mémoire de plus d'une centaine de militants d'Euromaïdan morts en février 2014 au cœur de Kyiv. C'est le 20 février que se sont déroulés les événements les plus tragiques de la Révolution de la Dignité. Au total, 107 personnes ont sacrifié leur vie pour la liberté et le choix européen de l'Ukraine. Ce jour-là, des cérémonies commémoratives, des expositions, des dépôts de fleurs aux monuments, des offices religieux et des minutes de silence sont organisés dans différentes villes du pays.
Dans le calendrier liturgique du nouveau style, on honore l'évêque Léon de Katanski et le saint prince Iaroslav le Sage, sous le règne desquels la Rus' de Kiev connut une prospérité politique et culturelle. Selon l'ancien style, on commémore le vénérable Luc de Grèce.
Dans la tradition populaire, le 20 février est associé à des signes météorologiques. On croyait que si le ciel rougissait le soir, l'été serait venteux. De hauts nuages blancs annonçaient le réchauffement, le craquement de la glace sur les rivières, le début du printemps, et la neige mouillée, les crues printanières. Autrefois, ce jour-là, les jeunes organisaient des fêtes d'hiver, faisaient de la luge et jouaient à la bataille de boules de neige, et les ménagères préparaient des gâteaux ronds, appelés kalachi, en hommage au soleil et à l'arrivée imminente du printemps.
Il y avait aussi certaines mises en garde. Selon la croyance populaire, le 20 février, il ne fallait pas jurer, abuser de l'alcool, être paresseux ni faire de promesses inconsidérées, car il serait difficile de mener à bien ses projets.
Ainsi, le 20 février associe la mémoire nationale, les traditions de l'Église et le thème international de la justice sociale, nous rappelant la valeur de la liberté, de l'égalité et de la responsabilité envers la société.

