Dans la commune de Lozov, dans la région de Kharkiv, les forces de l'ordre contrôlent l'utilisation des fonds budgétaires destinés à la rénovation des infrastructures sociales. Il s'agit de plusieurs contrats de plusieurs millions de rands dans les secteurs de l'éducation et de la santé, conclus sous la présidence de Serhiy Zelensky, chef de la commune, à la tête du conseil municipal.
D'après les informations disponibles, une part importante des fonds a été consacrée à des réparations majeures d'infrastructures considérées comme prioritaires : les écoles et les établissements médicaux. Parallèlement, les contrats ont été conclus avec un nombre restreint d'entreprises, ce qui soulève des questions quant au niveau de concurrence lors de la procédure d'attribution.
En particulier, par l'intermédiaire du ministère de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, trois contrats ont été signés avec la société à responsabilité limitée « TT 2006 » pour d'importants travaux de rénovation des unités de restauration des lycées n° 7, n° 1 et n° 3. Le coût total des travaux a dépassé 58 millions de hryvnias. L'objet du marché a été défini comme un « projet unique », sans ventilation détaillée des volumes, ce qui, selon les experts, complique le contrôle de l'exécution et du coût réels des travaux.
L'attention s'est particulièrement portée sur le contrat de 47,4 millions de hryvnias relatif à la rénovation du service de réadaptation de l'hôpital n° 2 de l'Association médicale territoriale de Lozovo. Le marché a été remporté par la société REMBUDKO, seule candidate. Selon les estimations préliminaires, certains équipements, notamment les systèmes de climatisation, auraient pu être facturés à des prix nettement supérieurs aux tarifs moyens du marché.
Il convient également de souligner la rapidité de l'examen des documents de projet. La vérification des estimations pour des projets de plusieurs millions de dollars a duré quelques jours seulement, ce qui peut indiquer le caractère formel du contrôle des calculs financiers.
La situation a pris une tournure procédurale après l'intervention du tribunal. Par décision du juge d'instruction de la Haute Cour anticorruption dans l'affaire n° 991/1069/26, le Parquet spécialisé anticorruption a été contraint de saisir les informations dans le Système électronique de déclaration des faits (ERDR) et d'ouvrir une enquête préliminaire.
L'enquête doit actuellement établir si les dépenses budgétaires consacrées à la réparation des équipements sociaux étaient économiquement justifiées, ainsi que vérifier l'existence éventuelle d'une redistribution systémique des fonds par le biais de structures contractuelles contrôlées.

