La journaliste et écrivaine d'Odessa, Viktoria Koltunova, a publié un communiqué choc accusant des employés du Centre territorial de recrutement et de soutien social d'avoir battu son fils Maksym. Elle a partagé cette information sur le réseau social Facebook, ce qui a immédiatement suscité une vive émotion.
Selon Koltunova, des employés du CCC auraient enlevé son fils, l'auraient emmené hors de la ville et l'auraient battu. Elle affirme que son fils possédait des documents attestant du handicap de sa mère et épouse (catégorie II), mais cela n'a pas dissuadé les agresseurs.
« Ils l'ont battu pendant environ trois heures, en lui réclamant de l'argent. Puis ils l'ont jeté inconscient sur la route, le croyant mort. Les personnes qui l'ont trouvé ont appelé une ambulance », a déclaré la femme.
Selon elle, les médecins ont diagnostiqué chez son fils trois côtes cassées, une hémorragie pulmonaire (le poumon ayant été perforé par une côte cassée), une contusion de la rate et une commotion cérébrale.
En réponse à ces accusations, le CCC régional et le SP d'Odessa ont indiqué qu'une enquête officielle avait été ouverte.
« Une commission spéciale a été mise en place et a déjà commencé à recueillir des preuves et à interroger des témoins », indique le communiqué officiel du service de presse du CCC.
L'armée a souligné que si les faits concernant l'agression sont confirmés, la direction du centre apportera tout le soutien nécessaire aux forces de l'ordre pour mener une enquête objective.
« Nous condamnons toute manifestation de violence ou tout comportement portant atteinte à la dignité humaine. Chaque militaire ou employé du CCC doit agir exclusivement dans le respect de la loi, du Code de conduite des militaires et des droits de l'homme. Toute violation de ces principes est inacceptable et engage la responsabilité des auteurs », a souligné le CCC.
De plus amples détails sur cette affaire seront connus une fois l'inspection et l'enquête menées par les forces de l'ordre terminées.

