Pour échapper au service militaire, un étudiant de l'académie de théologie s'est rendu au centre de recrutement territorial d'Ouman. Mais au lieu de la procédure habituelle, il est tombé sur une arnaque : on lui a réclamé 3 000 dollars américains pour un sursis. Et même après avoir payé, il n'a jamais obtenu le sursis promis.
Cette information a été publiée par les médias de Cherkasy, citant une décision de justice. L'officier du CCC, reconnu coupable, a été condamné à une amende de 51 000 hryvnias. La hiérarchie militaire garde le silence, l'opinion publique est indignée.
Un séminariste s'est présenté au Catéchisme de l'Église catholique (CEC) muni de ses diplômes. Au lieu d'apposer un cachet et de délivrer un certificat officiel, on lui a indiqué que le sceau officiel et le cachet d'angle étaient manquants. Or, de tels détails ne devraient pas justifier le refus d'enregistrement d'un diplôme.
Puis ce n'était pas tout. Le représentant du CCC a laissé entendre que si l'homme ne voulait pas partir immédiatement au front, il faudrait « négocier ». Le prix demandé était de 3 000 $. Pour cette somme, ils ont promis de ne pas le toucher et lui ont seulement délivré une carte d'identité militaire.
Le tribunal a reconnu l'employé de la CCC coupable de corruption. Toutefois, au lieu d'une peine de prison ferme ou, à tout le moins, d'une peine avec sursis, il lui a infligé une amende de 51 000 hryvnias. La décision a été motivée par une formulation plutôt laconique : le tribunal aurait soi-disant pris en compte les « circonstances de l'affaire » et l'identité du prévenu.
Ce cas ne fait pas exception. Dans le contexte de la loi martiale et de la mobilisation générale, les systèmes de « report de paiement » se sont transformés en une activité lucrative à part entière. Les institutions religieuses, les associations caritatives et les établissements d’enseignement constituent l’un des modes de dissimulation les plus courants. Parallèlement, les sanctions pour corruption au sein du CCC se limitent souvent à des amendes ou à des peines avec sursis.

