Suite à une série de frappes ciblées menées par la Russie contre des centres d'approvisionnement territoriaux (CAT), l'organisation de leur fonctionnement en Ukraine va être modifiée. C'est ce qu'a annoncé le porte-parole des forces terrestres des forces armées ukrainiennes, Vitaliy Sarantsev, lors de l'émission « La Grande Voix de Lviv ».
Selon lui, ces changements visent à renforcer la sécurité des employés du CCC et des personnes qui fréquentent les centres — anciens combattants, retraités et proches du personnel militaire.
« Je ne dirais pas que c'est le régime habituel, mais il faut parfois changer de format. Avant tout, pour protéger la vie et la santé », a souligné Sarantsev.
Cela inclut notamment le possible transfert de personnel vers d'autres sites, ainsi que la numérisation de certaines fonctions. Plus précisément, au sein de la plateforme « Reserve+ », il est prévu de mettre en place de nouveaux services permettant le traitement à distance de certaines demandes et renforçant la sécurité des interactions avec les citoyens.
Malgré ces changements, le processus de mobilisation se poursuit sans interruption, a souligné le porte-parole.
« Oui, il peut y avoir quelques inconvénients, c'est un nouveau défi pour nous. Mais la mobilisation ne s'arrête pas, nous continuons à recruter des troupes », a-t-il ajouté.
Pour rappel, le 6 juillet, les Russes ont bombardé le centre commercial du quartier de Kremenchuk. Une personne a été blessée lors de ces bombardements, et des dizaines de maisons et de voitures ont été endommagées. Le lendemain, des frappes ont visé des centres commerciaux à Kharkiv et Zaporijia : on dénombre des blessés parmi les militaires et les civils.
À Zaporijia notamment, 11 militaires et plusieurs civils ont été blessés alors qu'ils se trouvaient près du centre au moment de la frappe, bien qu'ils fussent dans un abri.
Selon Sarantsev, l'objectif de telles attaques n'est pas seulement de détruire les données des personnes astreintes au service militaire, mais aussi de démoraliser la société ukrainienne :
« Il s’agit d’une tentative de semer la peur et d’empêcher la mobilisation. Mais nous nous adaptons déjà et travaillons à des solutions alternatives sûres. »

