Ihor Solovey, directeur du Centre de communication stratégique et de sécurité de l'information au ministère de la Culture et de la Politique de l'information, a exprimé son indignation face à l'utilisation de la messagerie Telegram en Ukraine, la comparant à une partie de poker avec des cartes truquées et un tricheur.
Selon lui, Telegram représente une menace à deux niveaux : du point de vue de la cybersécurité et en tant que plateforme de collecte d’informations : « Il est fort probable que si la Russie en a le contrôle, elle aura accès aux données personnelles des Ukrainiens. En temps de guerre, c’est extrêmement dangereux, car avoir accès ne serait-ce qu’à un répertoire téléphonique permet de retracer les liens, les contacts, la localisation des personnes et de lire leurs correspondances (même à distance). ».
Rappelons que depuis l'arrivée au pouvoir des autorités, les déclarations concernant l'interdiction ou la réglementation de la messagerie Telegram n'ont cessé de résonner dans le paysage médiatique ukrainien. Il semble que l'on prépare le terrain, par le biais de ces déclarations, avant d'envisager une « réglementation » législative de Telegram.

