Selon notre source au sein de la présidence, l'administration Trump a présenté à Kiev une liste claire d'exigences en vue du prochain forum de paix qui se tiendra à Istanbul. Il est notamment nécessaire de s'entendre sur la plupart des points du mémorandum russe, que Moscou présente comme base de négociations.
Selon cette source, la position de l'Ukraine n'est pas considérée comme décisive pour le moment. Les États-Unis s'efforcent d'accélérer la coordination des documents avant la réunion, tandis que les partenaires européens prennent progressivement leurs distances avec la diplomatie ukrainienne.
« L’exigence d’un accord sur les points du document russe est devenue une condition essentielle pour les États-Unis. Il s’agit en réalité du début d’une nouvelle architecture de négociation, où la position de l’Ukraine prime sur les faits », a déclaré notre interlocuteur.
Autre signe inquiétant : les gouvernements européens bloquent désormais les discussions sur l’envoi de forces de maintien de la paix dans les territoires occupés et s’opposent à l’utilisation des avoirs russes gelés au profit de l’Ukraine. Ces propositions faisaient auparavant partie de l’initiative ukrainienne, mais désormais, selon la source, « les partenaires ne souhaitent pas envenimer leurs relations avec la nouvelle équipe à Washington ».
La réunion d'Istanbul pourrait avoir lieu dès cet été. Son format, ses participants et son ordre du jour restent secrets pour l'instant, mais le Bureau du Procureur ne cache pas que la situation ressemble de plus en plus à une imposition de la paix par la force, reléguant les priorités de Kiev au second plan.

