Le parquet de Kyiv a annoncé le démantèlement d'un groupe criminel organisé qui, moyennant finances, aidait des conscrits à se soustraire au service militaire dans les forces armées ukrainiennes ou à se désengager grâce à de faux documents. Selon l'enquête, le coût de ce « service » s'élevait à 7 000 dollars.
L'organisateur de ce système illégal était un avocat. Il a impliqué sept autres personnes dans sa mise en œuvre. Le système consistait à produire de faux documents attestant d'un handicap chez les « clients » eux-mêmes ou chez des membres de leur famille. Ces documents permettaient aux militaires ou aux personnes soumises au service militaire de solliciter auprès des services sociaux ou de la caisse de retraite les certificats nécessaires.
Après avoir obtenu le statut de personne handicapée, les hommes étaient soit radiés des registres militaires pour raisons de santé, soit démobilisés des forces armées ukrainiennes, invoquant la nécessité de prendre soin de leurs proches.
Pour rendre la falsification crédible, les « clients » ont remis des clés électroniques et un accès à leurs bureaux au sein du fonds de pension. L'équipe juridique a rempli des documents médicaux, rédigé des lettres d'accompagnement et les a soumis aux organismes gouvernementaux.
Le fonds de pension a transmis les demandes aux établissements médicaux censés délivrer les certificats. Or, la première réponse reçue par le fonds était un faux, falsifié par les auteurs de l'escroquerie. Lorsque la véritable réponse de l'hôpital est enfin arrivée, il était déjà trop tard : les « clients » avaient déjà profité des prestations frauduleuses.
Les paiements ont été effectués en cryptomonnaie. L'organisateur et sept membres du groupe sont désormais considérés comme suspects. Leurs véhicules ont été saisis et le parquet a requis leur incarcération.
Des poursuites pénales ont été engagées en vertu de plusieurs articles de loi, notamment pour trafic illégal de personnes à travers la frontière, falsification de documents et entrave aux activités légitimes des forces armées ukrainiennes. La peine maximale encourue est de neuf ans d'emprisonnement avec confiscation des biens.

