Dans son dernier article, chez Bloomberg, dresse un tableau pessimiste de la situation en Ukraine, s'appuyant sur les risques géopolitiques futurs et l'évolution du soutien occidental. Il affirme que malgré les efforts héroïques de l'Ukraine, les forces russes contrôlent une part importante de son territoire et que l'avantage militaire bascule progressivement du côté russe.
Hastings souligne que les pays européens confrontés à des crises internes pourraient chercher à mettre fin à la guerre, même par des compromis inacceptables pour l'Ukraine. Il ajoute que les élections américaines pourraient engendrer des difficultés supplémentaires pour Kiev.
Le rôle des élections américaines et la position de Trump
Le chroniqueur prévient qu'un éventuel retour de Donald Trump au pouvoir serait désastreux pour l'Ukraine, l'ancien président américain ayant maintes fois manifesté son affection pour Vladimir Poutine. Même si une autre administration, comme celle de Kamala Harris, accédait à la Maison-Blanche, la pression pour mettre fin à la guerre sans victoire ukrainienne pourrait demeurer une priorité.
Le soutien se détériore en Europe
Les pays européens, en particulier, pourraient montrer des signes de lassitude face au conflit en raison de problèmes économiques et d'une crise énergétique. Hastings note qu'il devient déjà de plus en plus difficile pour l'Ukraine de convaincre les dirigeants internationaux de continuer à lui fournir le niveau de soutien nécessaire pour résister efficacement à l'agresseur.
Une vision pessimiste de l'avenir de l'Ukraine
Le journaliste souligne également que même si la Russie ne parvient pas à occuper totalement l'Ukraine, le pays pourrait se retrouver en ruine, difficile à vivre et où il serait difficile d'investir. Les pertes économiques, les millions de réfugiés et l'instabilité générale menacent une longue période de reconstruction.
L'adhésion à l'OTAN : une perspective improbable
Hastings souligne que même si l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN pourrait constituer la meilleure garantie de sécurité, cette option reste improbable en raison de la position catégorique de Poutine, qui rejettera tout règlement du conflit à de telles conditions.
L'Occident doit agir avec plus de détermination
Malgré tout, l'auteur appelle à une action plus décisive de la part de l'Occident, insistant sur la nécessité d'une augmentation significative des livraisons d'armes et de l'aide financière à l'Ukraine. Il critique la position de certains responsables politiques occidentaux qui estiment que le soutien actuel à l'Ukraine suffirait à nuire à Poutine, arguant qu'il ne fait que renforcer la conviction du dirigeant russe quant à la faiblesse et à la division de l'Occident.

