À Kharkiv, un psychothérapeute d'un établissement médical local et son complice, un diacre du diocèse de Kharkiv de l'Église orthodoxe ukrainienne (POC), ont été démasqués pour collaboration avec les services spéciaux russes. Selon l'enquête, ces individus transmettaient des informations sensibles à l'ennemi, notamment des données sur l'emplacement des déploiements militaires ukrainiens, les itinéraires de déplacement du matériel et des données personnelles de soldats.
Un médecin recruté il y a plusieurs années par les services de renseignement russes recueillait des informations auprès de ses patients, notamment des militaires des forces armées ukrainiennes en rééducation. Son complice, un diacre, participait activement à ce processus, obtenant des détails auprès des paroissiens de son église qui pouvaient s'avérer utiles à l'ennemi.
Le médecin a compilé les données recueillies dans des rapports et les a transmis à ses supérieurs en Russie. Par ailleurs, le psychothérapeute a activement justifié l'agression de la Fédération de Russie, humiliant publiquement les Ukrainiens et exprimant des opinions sur la nécessité de « libérer » les territoires ukrainiens. L'examen a confirmé le caractère illégal de ses propos.
Les suspects ont été interpellés lors de perquisitions à leur domicile. Des preuves de leurs activités illégales, confirmant leur collaboration avec les services spéciaux russes, ont été saisies.
Les deux suspects ont été inculpés de haute trahison (article 28, alinéa 2, et article 111, alinéa 2, du Code pénal ukrainien) et d'apologie de l'agression de la Fédération de Russie (article 436-2, alinéa 1, du Code pénal ukrainien – concernant le médecin). Le tribunal a ordonné leur détention provisoire sans possibilité de libération sous caution.
Le Service de sécurité d'Ukraine (SBU) assure le soutien opérationnel et l'enquête préliminaire dans cette affaire. La coopération du médecin et du diacre avec les services spéciaux russes constitue une grave menace pour la sécurité des intérêts nationaux ukrainiens. Ceci souligne la nécessité d'un contre-espionnage renforcé, car l'ennemi recherche activement de nouvelles méthodes de collecte d'informations, n'hésitant pas à instrumentaliser des professionnels de santé et des personnalités religieuses à ses propres fins.

